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10ème semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus

19 Janvier 2016

semaine prévention et dépistage cancer col de l’utérus

A l'occasion de la 10ème semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus, du 24 au 30 janvier 2016, l'Institut National du Cancer a lancé une nouvelle campagne d'information. Son objectif : remobiliser les femmes, notamment de 45 à 65 ans, et sensibiliser les médecins généralistes et les gynécologues.

Actuellement, près de 40 % des femmes en France ne réalisent pas de frottis. Une sous-participation très marquée à partir de 50 ans, puisque 48 % des femmes de 50 à 65 ans ne réalisent pas de frottis (contre 33 à 35 % dans les classes d'âge précédentes). Pourtant, l'incidence et la mortalité sont assez élevées pour les femmes de cette tranche d'âge. La campagne 2016 poursuivra donc un objectif de santé publique et de participation en ciblant prioritairement les femmes de plus de 45 ans afin de les remobiliser et qu'elles n'abandonnent le frottis. Une campagne radio, avec un nouveau spot, leur rappellera que le frottis doit être réalisé tous les 3 ans jusqu'à 65 ans. Cette campagne sera diffusée pendant 3 semaines autour de la semaine européenne de prévention et dépistage du cancer du col de l'utérus.

Les cancers du col de l’utérus sont provoqués par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV). En général, le corps parvient à les éliminer mais, dans certains cas, ces infections peuvent persister et provoquer des lésions au niveau du col de l’utérus, susceptibles d’évoluer à terme vers un cancer. Le tabac augmente les risques. La cigarette (ou la nicotine) fragilise la muqueuse cervicale, qui devient alors plus vulnérable aux papillomavirus.
Le plus souvent, le cancer du col de l'utérus est découvert par frottis en l'absence de signe d'alerte. En outre, des signes cliniques relativement discrets (saignements, pertes inhabituelles, douleur) doivent conduire à consulter rapidement.

Retrouvez cette campagne sur :www.e-cancer.fr/depistage/cancer-du-col-de-luterus

 

 

Soins : Traitements du cancer du col de l’utérus à l’ICM

 

A l’ICM, la prise en charge du cancer du col de l’utérus  (entre 95 et 100 cancers du col/an) est réalisée par des équipes pluridisciplinaires : chirurgien oncologue, radiothérapeute oncologue, oncologue médical, anatomo-pathologiste, radiologue et gynécologue en lien avec le médecin traitant du patient.
La chirurgie, la radio-chimiothérapie et la curiethérapie utéro vaginale constituent aujourd’hui la principale stratégie de traitement de ce cancer. La curiethérapie est une technique de radiothérapie qui permet de délivrer un complément de dose au niveau de la tumeur du col en optimisant la protection des tissus sains avoisinants (vessie, rectum, intestin grêle).
Dans certains cas de patientes jeunes, porteuses de petites tumeurs, très sélectionnées médicalement et désireuses d’une grossesse, se voient  proposer une conisation en vue d’une grossesse ultérieure.
Dans la plupart des cas, une association radio-chimiothérapique, curiethérapie utéro vaginale est proposée selon les référentiels internationaux ; un contrôle ganglionnaire abdominal préalable permet de préciser les volumes de radiothérapie.

L’ICM a structuré, en 2014, son offre de soins en curiethérapie  en individualisant le Département régional de curiethérapie au sein du Pôle de Radiothérapie Oncologique. Une des missions de ce département, coordonné par le Dr Christine Kerr, est de traiter en curiethérapie gynécologique toutes les patientes des 5 départements du Languedoc-Roussillon, en réseau avec les oncologues des 7 centres de traitements de radiothérapie de la région. Le service d’hospitalisation dédié à cette technique prend également en charge des curiethérapies de patients atteints de cancers de l’endomètre, de la prostate, du canal anal et d’autres pathologies plus rares.
Au-delà des traitements du cancer, des soins et soutiens complémentaires sont donnés si besoin aux patients pendant et après les traitements, tels qu'un soutien psychologique, des conseils nutritionnels, un accompagnement social ou une aide à la prise en charge des troubles de la sexualité.

 

Prévention : Un CD Rom et une BD pour sensibiliser les jeunes au cancer du col de l’Utérus

 

Ce cédérom interactif sur les virus HPV, à destination des adolescents, des éducateurs, des parents et des professionnels de santé, est un outil destiné à faciliter le dialogue avec les adolescents sur la sexualité et la vie amoureuse.  Créé par Epidaure, le pôle prévention de l’ICM, il est composé de 4 rubriques :
•    Connaître les virus : informations de base sur les virus, leur fonctionnement, le mécanisme de d’infection virale…
•    Savoir se protéger : moyens de prévention (préservatifs, vaccins, suppression des cofacteurs et dépistage), sous forme de témoignages et animations.
•    Apprendre en jouant : jeux, tests, quizz…
•    En savoir plus : informations complémentaires sur la cellule, les virus HPV et la prévention des cancers du col de l’utérus.

Une bande dessinée a, également, été réalisée avec un groupe d’étudiants de niveau BTS et la collaboration de l’unité de virologie du CHRU de Montpellier. Son objectif est d’apporter des  connaissances sur les virus de type HPV à l’origine des cancers du col de l’utérus et sur les moyens de les prévenir. Elle s’adresse aux lycéens et aux adultes.

 

Recherche:

 

Des essais cliniques sont menés avec des patientes pour rechercher de meilleures modalités de prise en charge du cancer, notamment en termes de traitement ou de qualité de vie. C’est grâce à ces études que des avancées sont sans cesse réalisées en matière de traitements contre les cancers. En outre, les essais cliniques peuvent permettre aux patients de bénéficier d’un nouveau traitement.
3 essais thérapeutiques sont actuellement ouverts à l’ICM : l’étude nationale ERRIC, l’étude européenne BIORAIDS et l’étude internationale SHAPE.

 

 

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