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La recherche de l’ICM à l’ASCO 2015

30 Juin 2015

Le 51ème congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) s’est tenu à Chicago, du 29 mai au 2 juin 2015. Plus de 35 000 cancérologues étaient présents à ce rendezvous international de la cancérologie pour partager les résultats de la recherche clinique. 4 études sur des traitements innovants, conduites par des médecins chercheurs de l’ICM, ont été présentées. 

 

Dans le cancer du sein, le Dr Gilles Romieu, médecin oncologue, est co-auteur d’une étude qui démontre que les cellules tumorales circulantes (CTC) et une réponse pathologique complète sont des facteurs pronostiques indépendants majeurs dans ce type de cancer. Il s’agit de la plus grande étude prospective réalisée pour les cancers du sein inflammatoires non métastatiques et évaluant la détection des CTC. Avec le Dr Frédéric Pinguet, pharmacien, il a également participé à l’étude réalisée par le Groupe Pharmacologie Clinique Oncologique GPCO-UNICANCER, dont l’objectif est de permettre l’identification des patientes qui pourraient avoir une toxicité sévère ou léthale à la capécitabine (chimiothérapie). L’ICM est le 1er centre recruteur, avec 330 patients sur 570 inclus.

 

Le Dr Pierre Boisselier, oncologue radiothérapeute, quant à lui, a présenté une étude de phase III, dans les cancers ORL, initiée à l’ICM par le Dr Pierre Senesse, gastroentérologue et expert en nutrition, et réalisée en collaboration avec le Dr Didier Cupissol, médecin oncologue. Cette étude est la 1ère de ce type à avoir posé la question de l’intérêt d’un traitement préventif d’immuno-nutrition chez les patients bénéficiant d’une radio-chimiothérapie adjuvante. Elle résulte d’une collaboration étroite entre gastro-nutritionniste, diététiciens, oncologues médicaux et radiothérapeutes qui ont inclus 180 patients dans 20 centres en France de novembre 2009 à juin 2013, dont la moitié à l’ICM. Si son objectif principal, la diminution des mucites aiguës sévères n’a pas été montrée, les résultats n’en sont pas moins extrêmement intéressants. En effet, les patients qui ont bénéficié de ce produit immunologique avant chacun des cycles de chimiothérapie voient leur survie sans progression de la maladie et leur survie globale améliorées de façon significative. Ces résultats pointent toute l’utilité d’une prise en charge pluridisciplinaire coordonnée dans ce domaine, mais aussi la nécessité de poursuivre la recherche clinique avec ce type de traitement.

 

Enfin, une étude multicentrique sur le développement clinique des anticorps monoclonaux, utilisés dans le traitement de nombreux cancers, a été présentée à l’ASCO par le Dr Diego Tosi, médecin oncologue. Cette étude, à laquelle ont participé, entre autres, des internes du service, fait suite à un premier travail dont les résultats ont été publiés dans la revue Journal of Clinical Oncology en mai 2015.

 

L’équipe du Dr Diego Tosi a analysé des essais cliniques de 1ère administration d’anticorps monoclonaux chez l’homme, ainsi que la dose recommandée pour les essais de phase II et la dose maximale administrée lors des études, dans le développement de ces anticorps. L’analyse a montré que la façon de déterminer ces doses d’anticorps n’était pas souvent claire, ce qui constitue une faiblesse dans le développement clinique de cette classe de médicaments. Cette étude, ainsi que la précédente, devrait permettre une réflexion sur les modalités de choix des dosages d’anticorps monoclonaux et d’optimiser, ainsi, la dose administrée aux patients pendant les phases précoces de développement de ces traitements. 

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