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Mars Bleu : La prise en charge du cancer colorectal à l’ICM

14 Mars 2013

Mars Bleu : La prise en charge du cancer colorectal à l’ICM

Le dépistage organisé du cancer colorectal est proposé aux femmes et aux hommes de 50 à 74 ans. A l’occasion de Mars Bleu, mois de sensibilisation contre le cancer colorectal, l’Institut National du Cancer (INCa) mène, avec le ministère chargé de la Santé et les régimes d’assurances maladies, une campagne de sensibilisation sur le dépistage et rappelle que « dès 50 ans, c’est le moment de parler du dépistage du cancer colorectal avec son médecin traitant ».
L’ICM joue un rôle essentiel dans la prise en charge des cancers digestifs, et principalement colorectaux pour lequel il a le plus fort recrutement de la région. Tous les acteurs de l’établissement sont impliqués depuis la démarche de dépistage et de prévention jusqu’aux dernières innovations thérapeutiques.

Une prise en charge globale

L’ICM traite chaque année 722 patients porteurs d’une tumeur maligne pour un cancer du côlon ou du rectum, soit 1/3 des patients pris en charge dans la région Languedoc-Roussillon. L’ICM prend en charge de manière globale et multidisciplinaire les patients atteints de cancers colorectaux (CCR) au travers des activités de soins (endoscopie, chirurgie, oncologie médicale, radiothérapie, nutrition), des activités de laboratoire (anatomopathologie, oncopharmacologie, biologie) ainsi que de l’activité d’oncogénétique et de recherche clinique.

La force de l’ICM est la présence d’une équipe pluridisciplinaire d’excellence et sa capacité à innover dans le domaine thérapeutique. L’ICM est un des acteurs majeurs de la plateforme de génétique moléculaire des cancers Languedoc-Roussillon labellisée par l’INCa. Elle a organisé la prise en charge des divers tests permettant un accès aux thérapies ciblées et développe des actions dans le cadre de la personnalisation des traitements. En effet, la mise en évidence d’altérations moléculaires spécifiques des cellules cancéreuses a permis de préciser le diagnostic (formes familiales/formes sporadiques de CCR), de fournir des éléments pronostiques (recherche du phénotype d’instabilité des microsatellites dans les CCR) et d’orienter le choix thérapeutique (recherche des mutations du gène KRAS).

La recherche clinique et translationnelle participe à l’innovation des traitements

L’Institut est impliqué dans de nombreux essais thérapeutiques pour le cancer colorectal en tant que centre promoteur et/ou coordonnateur (7 essais en cours) ou en tant que centre investigateur (11 essais académiques). Ces essais ont pour objectif de permettre aux patients d’avoir accès à des molécules ou à des associations de molécules innovantes.

Le SIRIC, porté par l’ICM en collaboration avec le CHRU, l’INSERM, le CNRS et les Universités, comprend quatre grands programmes de recherche intégrée dont l’un est entièrement consacré au cancer colorectal. Les axes principaux sont une meilleure compréhension des premières étapes de la tumorigénèse, l’investigation de nouvelles stratégies d’individualisation du traitement du cancer du rectum non métastatique, le développement de nouvelles combinaisons thérapeutiques en maladie métastatique et l’identification et la validation de nouvelles cibles thérapeutiques.

L’intérêt d’un dépistage de masse

Un programme national de dépistage organisé du cancer colorectal a été généralisé à l’ensemble du territoire en 2009. Des moyens ont été mis en oeuvre et la démarche est relayée au niveau de chaque département, Dépistage 34 est par exemple la structure de gestion du dépistage organisé pour le département de l’Hérault.

Le dépistage consiste en une analyse des selles, à réaliser tous les deux ans à partir de 50 ans. Ce test, dit Hemoccult ®, vise à repérer d’éventuels saignements, invisibles à l’oeil nu, dans les selles. L’apparition d’un saignement « occulte » dans les selles constitue l’un des premiers signes de lésions précancéreuses (notamment de polypes), voire de cancer. Une coloscopie doit être réalisée si le test révèle dans le sang dans les selles. Dans la moitié des cas, la coloscopie réalisée ne détecte rien d’anormal. En revanche, dans l’autre moitié des cas, elle permet de repérer un polype ou un cancer débutant du côlon ou du rectum.

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