Vertébroplastie

Définition

La vertébroplastie correspond à une injection contrôlée et mini-invasive de ciment au sein du corps vertébral fragilisé.

Dans quels cas ce geste est pratiqué ?

Toutes les lésions fragilisantes douloureuses du corps vertébral peuvent être traitées par vertébroplastie. Les indications principales sont les fractures ostéoporotiques, les métastases, le myélome, les angiomes et dans certains cas, les fractures traumatiques. Dans le cas des atteintes vertébrales liées à des métastases ou au Myélome, l’opportunité de pratiquer le geste est validée en concertation multidisciplinaire spécialisée.

Le but de la vertébroplastie est d’améliorer rapidement les douleurs mécaniques en rapport avec l’atteinte vertébrale. Elle limite ainsi le recours aux antalgiques et elle permet d’améliorer la qualité de vie.

Comment se déroule ce traitement ?

Le traitement se déroule dans le service d'imagerie médicale compte tenu de la nécessité d’une table de scanner associée à un arceau numérisé monoplan. La vertébroplastie percutanée est habituellement réalisée sous sédation et anesthésie locale. Le patient est positionné à plat ventre sur la table de scanner. La voie d’abord dépend de la vertèbre atteinte. On positionne dans un premier temps l’aiguille au sein du corps vertébral à traiter en passant par la partie postérieure de la vertèbre en évitant les structures nerveuses et vasculaires à risque. On réalise une biopsie systématique pour analyser le tissu osseux vertebral. Après mise en place des aiguilles, la préparation d’un ciment adapté à la vertébroplastie est réalisée. L’injection se fait sous contrôle fluoroscopique, ce qui permet à l’opérateur de vérifier la distribution du ciment et d’identifier les fuites extra-vertébrales susceptibles d’entraîner des complications.

Quels sont les résultats ?

Ils dépendent de l’indication. Dans le cas des angiomes vertébraux symptomatiques, le remplissage complet de la lésion permet une sclérose complète et une sédation des douleurs. La douleur des fractures compliquant une ostéoporose est significativement améliorée dans 71 à 95% des cas. Enfin, lorsque la vertébroplastie est utilisée chez les patients souffrant de métastases osseuses ou de myélome, elle améliore les douleurs dans 90% des cas.

Dans quels cas la vertébroplastie ne doit pas être pratiquée ?

La vertébroplastie ne doit pas être pratiquée en cas de compression médullaire, d’une épidurite importante ou d’une saillie importante d’une lésion dans le canal médullaire, qu’il y ait ou non des symptômes cliniques. Dès lors qu’il existe une compression neurologique, une chirurgie ou une radiothérapie s’impose et la vertébroplastie peut être utilisée de manière complémentaire pour stabiliser le corps vertébral dès lors que la compression a été levée.