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Cancer du sein Traitement

La prise en charge du cancer du sein est multimodale et combine chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie.

La prise en charge du cancer du sein est multimodale et combine des traitements qui sont souvent associés : chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie.

La chirurgie des cancers du sein

Il s’agit du traitement principal des cancers du sein localisés. Elle est généralement suivie d’un traitement dit « adjuvant » (chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie) qui permet de prévenir le risque de rechute.
Dans certains cas, la chirurgie est réalisée après un premier traitement dit «néo-adjuvant»: le plus souvent il s’agit d’une chimiothérapie.

Dans la majorité des cas, une conservation du sein est possible : l’intervention consiste alors à enlever la tumeur avec une marge de sécurité. Elle est systématiquement complétée par une radiothérapie post opératoire.
Lors de l’intervention retirant la tumeur, il faut également, prélever un ou plusieurs ganglions axillaires. Le plus souvent, seuls les ganglions sentinelles sont prélevés. Le curage axillaire (environ une dizaine de ganglions) est réalisé en cas d’atteinte ganglionnaire découverte lors des bilans d’imagerie initiaux ou en cas d’atteinte de plusieurs ganglions sentinelles.

L'expertise chirurgicale de l'ICM dans le traitement des cancers du sein

  • Chirurgie ambulatoire : une prise en charge personnalisée encadrée

    L’ICM offre une prise en charge de qualité et optimale grâce à une structure dédiée où une équipe pluridisciplinaire et experte travaille en étroite collaboration avec le réseau de soins de ville et les médecins référents de la patiente (médecins traitants et spécialistes). L’organisation du service de chirurgie ambulatoire été conçue pour offrir aux patientes touchées par un cancer du sein une prise en charge personnalisée. Plus encore que dans le cadre d’une chirurgie classique, le parcours patient doit être très anticipé, très expliqué, très cadré et fait par des professionnels ayant une grande expérience car la particularité majeure de la chirurgie ambulatoire est que la patiente sort le jour même de son opération. Bien organisé et structuré, ce mode de fonctionnement permet aux patientes de jouer un rôle plus actif, de dédramatiser la maladie et de retrouver immédiatement leur environnement personnel et familial.

    Plus d'information sur la chirurgie ambulatoire

  • La reconstruction mammaire

    La reconstruction mammaire fait partie intégrante du traitement du cancer du sein et l’équipe de sénologie de l’ICM est formée pour vous offrir tout un panel de techniques de reconstruction.

    Lorsqu’une mastectomie partielle est indiquée (seule la tumeur est retirée et le sein est conservé) une oncoplastie (technique de chirurgie esthétique), est réalisée en cas de besoin afin de ne pas déformer le sein et garder un résultat esthétique satisfaisant.

    En cas de mastectomie totale, une reconstruction mammaire immédiate peut vous être proposée - sauf si vous présentez une contre-indication. L'ICM a mis en place au travers du parcours MRI, un accompagnement personnalisé dédié à la reconstruction immédiate.
    La reconstruction différée, c’est-à-dire à distance de la mastectomie après avoir terminé les traitements, est également réalisée à l’ICM.

    Plusieurs techniques de reconstructions vous seront proposées par votre chirurgien en fonction de votre morphologie et de vos souhaits. Il peut s’agir de reconstruction par prothèse en silicone ou de reconstruction autologue (avec les propres tissus de la patiente). La reconstruction est bien sûr achevée avec la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire.

  • Le traitement en un jour - radiothérapie peropératoire

    L’ICM est pionnier du traitement en 1 jour du cancer du sein. La radiothérapie dès l’opération permet de réaliser, dans le même temps, l’ablation de la tumeur et l’irradiation. Un générateur de rayons X,  IntraBeam©, mobile, permet de réaliser, de manière simple, l’irradiation de la tumeur, sans plus avoir à transporter la patiente dans une unité de radiothérapie. Ce traitement combiné associe ainsi, durant l’anesthésie générale, la chirurgie et la radiothérapie ciblée et évite aux patientes 5 à 6,5 semaines de radiothérapie externe conventionnelle après l’intervention chirurgicale.

    A l’ICM, cette technique est effectuée dans le service de chirurgie ambulatoire. Les patientes sont traitées en une journée. Elles sont hospitalisées le matin pour l’intervention et rentrent chez elles le soir, sans avoir à revenir dans les semaines qui suivent.

     

    Pour en savoir plus sur la radiothérapie peropératoire

     

La radiothérapie des cancers du sein

Les recommandations nationales (INCa) ou internationales retiennent, aujourd’hui, une indication de radiothérapie dans une large majorité des cancers du sein.  
Dans la majorité des cas, la radiothérapie est réalisée après la chirurgie. On parle alors de radiothérapie « adjuvante », par opposition à « néoadjuvante » qui désigne une irradiation réalisée avant la chirurgie.

 

radiothérapie cancer du sein

 

Elle débute une fois la cicatrisation acquise et, lorsqu’il n’y a pas de chimiothérapie indiquée, le délai recommandé pour la débuter est de 4 à 12 semaines après l’intervention, ou dans les 8 semaines qui suivent une éventuelle chimiothérapie post-opératoire.

Elle est recommandée en cas de chirurgie ayant conservé le sein (chirurgie conservatrice ou tumorectomie) et peut également être proposée après l’ablation du sein (mastectomie). Il s’agit d’un traitement ciblé, dirigé contre le sein restant ou la paroi thoracique en cas de mastectomie, voire également les aires de drainage ganglionnaire de proximité (situées autour de la clavicule, le long du sternum et dans l’aisselle).
Cette radiothérapie a pour but de détruire d’éventuelles cellules cancéreuses résiduelles qui seraient situées dans le sein opéré ou dans les aires ganglionnaires de proximité. Ainsi, elle permet de :

  • Diminuer le risque de récidive locale (dans le sein ou sur la paroi après mastectomie), et de récidive ganglionnaire
  • Améliorer le taux de survie après cancer

La Radiothérapie des cancers du sein à l'ICM

  • La technologie associée à la radiothérapie mammaire

    La radiothérapie mammaire repose avant tout sur une irradiation externe. Ce traitement est préparé, au préalable, à l’aide d’un scanner de simulation non injecté ( et sans valeur de diagnostic) qui permet de déterminer les volumes à traiter, ainsi que les organes à risque à protéger.
    Les patientes sont allongées sur le dos sur une table de traitement, avec différents moyens d’immobilisation afin que leur position soit reproductible d’une séance de traitement à une autre. L’irradiation provient d’un appareil qui tourne autour d’elle, qui est un accélérateur de Haute Energie délivrant différents types de rayonnements (rayons X, électrons). L’ICM Val d’Aurelle est équipé pour cela de 6 six accélérateurs de haute technicité (6 VARIAN dont 3 Truebeam).
    Cette haute technicité a permis d’être à l’origine d’un développement très précoce de techniques d’optimisation, telle que l’IMRT – VMAT (Irradiation avec Modulation d’Intensité par ArcThérapie Rotationnelle) où l’ICM a été l’un des centres européens pilotes, formant depuis lors, de nombreuses équipes de radiothérapie françaises et internationales.
    Ces techniques permettent d’adapter et d’optimiser au mieux chaque traitement en fonction des caractéristiques tumorales et anatomiques de chaque patient.
    Ainsi, les volumes que l’on souhaite traiter peuvent être mieux couverts tout en minimisant les doses reçues par les organes sains adjacents, tel que le cœur, les artères du cœur(coronaires) et les poumons, notamment.   
    Cette technique est proposée en routine lorsqu’il existe une indication d’irradiation ganglionnaire ou dans de nombreuses situations spécifiques (prothèses mammaires, anatomies complexes, risque coronarien...).

  • Un traitement par radiothérapie personnalisé

    De nos jours, avec l’avancée technologique en radiothérapie, il est désormais possible et indispensable de proposer une radiothérapie personnalisée à chacune des patientes.
    Le nombre de séances de radiothérapie varie selon les indications. Le principe consiste à délivrer une dose totale mesurée en « Gray » (Gy), nécessaire à l’éradication des cellules cancéreuses résiduelles. Cette dose totale est administrée en un certain nombre de séances ou « fractions », qui apportent chacune une petite dose de radiothérapie.
    Ainsi, l’irradiation externe délivrera, sur six semaines, 33 séances en routine, ou 29 par IMRT VMAT. Pour les stades précoces chez la femme ménopausée, on privilégiera, si l’anatomie le permet, un hypo-fractionnement accéléré sur 15 à 16 séances et 3 semaines, avec un résultat (carcinologique et esthétique) identique. Enfin, et de nombreuses données scientifiques nous permettent également d’envisager, dans certains cas aussi, une désescalade ciblée de la radiothérapie mammaire.

  • La désescalade thérapeutique

    Radiothérapie peropératoire : le traitement en un jour

    La radiothérapie adjuvante reste, aujourd’hui, systématiquement indiquée après une chirurgie conservatrice (standard et Recommandations INCa) quel que soit l’âge, le type ou le stade de cancer du sein. Cependant, il est admis que chez des femmes de plus de 60 ans présentant une maladie de très petit stade et de faible agressivité (tumeur de moins de 2 cm, hormono-sensible, non proliférant, sans atteinte ganglionnaire, après 60 ans), il est admis que la radiothérapie peut être limitée à la zone opérée, sans concerner tout le sein - Recommandations Internationales Européennes (ESTRO) et Nord-Américaines (ASTRO). On parle alors d’ Irradiation Partielle.
    Cette radiothérapie partielle permet d’accélérer le traitement, en déposant une forte dose en peu de séances sur un volume très ciblé qui correspond dans ce cas précis au lit chirurgical, c’est-à-dire l’endroit précis où se trouvait la tumeur initiale. A l’extrême, cette irradiation peut être réalisée en une seule séance, pendant la chirurgie, en plaçant l’appareil de radiothérapie directement dans la cavité opératoire : il s’agit de l’irradiation Intra-Opératoire. L’ICM a été le pionnier dans le développement de cette technique, depuis plus de 30 ans, et la poursuit depuis lors en routine, sous la responsabilité du Dr Claire Lemanski, dans le cadre d’études observationnelles et européennes. Cette technique permet ainsi dans le cas d’indications extrêmement ciblées validées par le radiothérapeute, de réaliser la chirurgie et l’irradiation durant le même temps d’anesthésie générale.  La patiente bénéficie alors d’un traitement en un jour. Dans certains cas en revanche, l’analyse définitive de la pièce opératoire montre qu’il existe finalement une indication de compléter ce traitement intra-opératoire par une irradiation externe de toute la glande mammaire et celle-ci sera donc proposée après la chirurgie.

     

    Pour en savoir plus

    Abstention thérapeutique

    Dans certaines formes, plus précoces encore, de lésions intra-canalaires appelées également « in situ » par opposition aux formes de cancer « invasives », de très faible agressivité et de petit stade, certaines équipes posent la question d’omettre totalement la radiothérapie. Il s’agit de cas extrêmement sélectionnés et suivis dans le cadre rigoureux d’essais thérapeutiques. L’ICM participe activement à cette recherche.

  • Prise en charge des Récidives Locales

    Le traitement classique des récidives locales repose sur une mastectomie de rattrapage. Cependant, ces récidives sont très hétérogènes et dans les rechutes tardives de faible agressivité, on peut poser aujourd’hui la question de la possibilité d’une seconde chirurgie conservatrice, non mutilante, pour peu que celle-ci soit associée à une ré-irradiation très ciblée.
    Cette possibilité de second traitement conservateur radio-chirurgical a été évaluée par un essai national INCa, conduit par l’ICM, pour des récidives mammaires tardives localisées, d’excellent pronostic. Si vous êtes dans cette situation extrêmement spécifique, cette prise en charge peut être discutée, de manière pluridisciplinaire.

  • Les effets secondaires de la radiothérapie

    Peu importe le traitement du cancer du sein, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.
    Lors des séances de radiothérapie, l’équipe qui réalise le traitement protège le plus possible les cellules saines qui se trouvent dans la zone de traitement. Mais il est possible que les cellules saines soient endommagées et qu’elles provoquent ainsi des effets secondaires. Si des effets secondaires se manifestent, ils peuvent le faire n’importe quand pendant la radiothérapie, tout de suite après ou quelques jours (effets aigus) ,voire quelques semaines  ou années plus tard (effets tardifs). Si certains peuvent durer, la plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités.

     

    Radiosensibilité Individuelle :

    L’équipe de radiothérapie de l’ICM coordonnée par le Pr David Azria a, depuis très longtemps, développé un test biologique (RILA). Ce test réalisé à partir d’une prise de sang, qui permet de déterminer la radiosensibilité individuelle des tissus sains de chaque individu et de démasquer une sensibilité particulière chez certains, qui exposerait à des toxicités tardives potentielles plus importantes. Ce test a été validé, dans de larges essais nationaux et internationaux, en radiothérapie mammaire. Il n’est pas réalisé en routine mais il peut vous être proposé dans des situations cliniques très particulières, et en particulier dans les situations de ré-irradiation.

     

La chimiothérapie lors d'un cancer du sein

Une chimiothérapie n'est pas proposée de façon systématique aux patientes atteintes d'un cancer du sein. Cela dépend du stade du cancer du sein lors du diagnostic et des facteurs de risque de récidive.

Pour les cancers du sein infiltrants, La chimiothérapie peut être nécessaire après l'intervention chirurgicale - on parle de chimiothérapie adjuvante - ou avant - on parle de chimiothérapie néo-adjuvante.

Le traitement des cancers du sein présentant des métastases repose principalement sur une chimiothérapie, éventuellement associée à une thérapie ciblée et/ou hormonothérapie. L'objectif est de stabiliser l'évolution de la maladie et d'améliorer la qualité de vie.

La chimiothérapie des cancers du sein à l'ICM

  • Votre parcours en Hôpital de jour

    L’Hôpital de Jour (HDJ) est dédié à la chimiothérapie ambulatoire. Il accueille les patientes dans un cadre sécurisé, avec une organisation optimisée.

    Découvrez en vidéo le parcours de soins en Hôpital de jour :

     

  • Les thérapies orales : le traitement à domicile

    A l'ICM, votre médecin oncologue peut vous proposer un traitement à domicile, via ce que l'on appelle des thérapies orales. Ce parcours de soin sécurisé bénéficie d'un accompagnement personnalisé, en proximité, et multidisciplinaire.

    Découvrez le parcours de soins dans le cadre des thérapies orales :

     

  • La prise en charge des effets secondaires

    Les effets secondaires de la chimiothérapie sont variables selon les médicaments utilisés, les dosages et les personnes (chacun réagit différemment aux traitements). Ils peuvent également varier d'une cure de chimiothérapie à l'autre. Ils ne sont d'ailleurs pas systématiques.

    A l'ICM, nous vous proposons un ensemble de soins dits "de support" pour limiter ou éviter les effets secondaires (traitement préventifs, conseils pratiques,...). Néanmoins, s'ils deviennent trop importants ou si vous ne supportez pas l'un des médicaments utilisés, le traitement peut être adapté par votre médecin.

     

  • L'hormonothérapie

    Si le cancer du sein est dit « hormono-dépendant », c’est-à-dire si les récepteurs hormonaux du cancer du sein sont positifs, le médecin oncologue peut prescrire un traitement par hormonothérapie, si les conditions de santé le permettent. Ce traitement est essentiel : il réduit le risque de récidive du cancer du sein et améliore la survie des patientes.

    Le traitement est prescrit pour une durée minimale de 5 ans et sa prolongation à 7 ou 10 ans peut être envisagée selon les facteurs de risque de récidive.

     

  • Les thérapies ciblées

    Les médicaments dits de "thérapie ciblée" agissent spécifiquement sur les cellules tumorales. La principale classe de médicaments de thérapie ciblée est celle des anti-HER2 qui bloquent l'activité d'une protéine, le récepteur HER2/neu. L'objectif étant d'inhiber la croissance tumorale.

    D'autres traitements ciblés, associés à la chimiothérapie, agissent sur les cellules des vaisseaux qui irriguent les tumeurs, en les affamant et les asphyxiant.

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