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Cancer de l'endomètre Traitement

L'ICM est Centre Expert Régional des Cancers Gynécologiques et du réseau national Tumeurs Malignes Rares Gynécologiques (TMRG).

A Montpellier, notre établissement est un centre de référence dans la prise en charge du cancer de l'endomètre. Les équipes de l'ICM mettent tout en œuvre pour vous assurer une qualité optimale des soins.

Traitement du cancer de l'endomètre à l'ICM

Les traitements des cancers de l’endomètre adaptés à chaque patiente (âge, antécédents) et leur séquence sont discutés en RCP oncogynécologique hebdomadaire. La décision de les réaliser est prise avec le consentement de la patiente lors de la consultation médicale d’annonce.

Le traitement principal d’un cancer de l’endomètre repose sur la chirurgie, à la fois pour préciser le stade de la maladie et la traiter. Des traitements adjuvants radiothérapiques (dont la curiethérapie), chimiothérapiques ou à visée hormonale seront proposés selon le type 1 ou 2 et le stade.  

La chirurgie du cancer de l'endomètre à l'ICM

  • Hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie bilatérale

    ablation de l’utérus, du col utérin, des paramètres, le tiers supérieur du vagin, les annexes (trompes et ovaires).

     

  • Chirurgie des ganglions pelviens +/- des ganglions lombo-aortiques

    pour les tumeurs type 1 stade II et III ou de petite taille avec des emboles, les tumeurs de type 2. Lymphadénectomies réalisées pour préciser s’il existe une atteinte ganglionnaire pelvienne et/ou abdominale.
    La chirurgie du ganglion sentinelle dans des essais thérapeutiques : pour certains stades de la maladie cette alternative consiste à n’enlever que le premier ganglion qui draine l’utérus et en cas de positivité, seulement, de réaliser une lymphadénectomie pelvienne.

     

  • Chirurgie de l’épiploon

    Repli du péritoine dans le cas des cancers de type 2 et certains cancers de type stade 3 quel que soit le type histologique.

Effets secondaires dans le cancer de l'endomètre

Ils ne sont pas systématiques et sont précisés par l’oncologue chirurgien lors de la consultation d’annonce en fonction du geste chirurgical et des antécédents de la patiente.

Ils peuvent être les suivants : retard de cicatrisation, troubles urinaires, hématome, infections, lymphocèle, fatigue, troubles de la sexualité.

La radiothérapie des cancers de l'endomètre à l'ICM

L’objectif de la radiothérapie est de détruire les cellules tumorales tout en préservant les organes sains avoisinants. Il existe deux techniques :​​​​​

 

  • La radiothérapie externe transcutanée dans les tumeurs de l’endomètre

    Elle est réalisée en ambulatoire, selon une technique en modulation d’intensité, sous forme de séances quotidiennes répétées 5 jours par semaine, pendant 5 semaines. Chaque séance quotidienne s’échelonne sur 20 à 30 mn environ. 

    Au préalable un scanner dosimétrique injecté (si le bilan fonctionnel sanguin le permet) est réalisé sur lequel vont être contourés les volumes tumoraux à traiter et les organes sains à protéger avec si besoin, des fusions d’images avec l’IRM pelvienne ou le scanner TAP.

     

  • La curiethérapie du fond vaginal (technique HDR)

    Elle consiste à irradier un petit volume avec une dose forte. Son action étant très ciblée, les effets secondaire sont limités. 

    Un applicateur miniaturisé (de la taille d’un spéculum) est mis en place dans la cavité vaginale dans laquelle va circuler une bille radioactive de 3mm environ, pendant 10 à 15mn. Deux à quatre séances sont nécessaires.

    La patiente ne ressent pas de douleur et mène une vie "normale" dès que la séance est terminée. Il n'y a pas de risque de contamination pour l'entourage. Parfois, il peut être nécessaire lors de la première séance de mettre en place une sonde urinaire qui objectivera la vessie pour le plan de calcul dosimétrique.

    Une ordonnance complète sera remise à la patiente pour les soins locaux à réaliser, dont les applications de gels hydratants intravaginaux. 

Les essais secondaires de la radiothérapie

Signalés par l’oncologue radiothérapeute lors de la consultation d’annonce, les effets secondaires immédiats de la radiothérapie (digestifs, urinaires, douleurs pelviennes, retentissement psychologique) sont fréquents à des degrés différents selon chaque patiente.

Des mesures préventives sont remises (documents et numéros de personnes à joindre par téléphone si besoin) avec des conseils diététiques et des prescriptions de bilans sanguins.
Pour les personnes âgées de plus de 70 ans, une consultation d’oncogériatrie est fixée avant de débuter les traitements. En cas de douleurs rebelles à une prise en charge médicamenteuse adaptée, la patiente sera orientée vers une consultation d’algologie. Une proposition systématique est faite de pouvoir rencontrer lors des traitements un médecin addictologue, un psycho-oncologue, une assistante sociale, un nutritionniste selon les besoins de la patiente et de ses aidants.

Les effets secondaires tardifs de la radiothérapie à type de troubles digestifs ou urinaires sont moins fréquents depuis l’arrivée des techniques de radiothérapie IMRT protégeant les tissus sains. La sécheresse vaginale liée à la ménopause est souvent majorée. Les troubles de la sexualité nécessitent une information par l’oncologue radiothérapeute qui remettra une prescription de gels vaginaux hydratants afin d’éviter une symphyse vaginale et des conseils pour la reprise de l’activité sexuelle.

LES SOINS DE SUPPORTS PROPOSÉS À L'ICM 

La chimiothérapie des cancers de l'endomètre à l'ICM

La chimiothérapie constitue le traitement principal des cancers avancés de l'endomètre, en particulier lorsque la tumeur a formé des métastases. Elle est utilisée pour les cancers plus précoces de type 2 histologique. 

Traitement général dit aussi traitement systémique, il agit dans l'ensemble du corps : cela permet d'atteindre les cellules cancéreuses quelle que soit leur localisation, même si elles sont isolées et n'ont pas été détectées lors du diagnostic.
Les thérapies ciblées, autre type de médicaments anticancéreux comme les l’immunothérapie, sont actuellement utilisées pour les cancers de l'endomètre uniquement dans le cadre d'essais cliniques.

Effets secondaires

Avant de démarrer la chimiothérapie, l’oncologue médical vous en explique le principe et les objectifs. Il vous informe également sur les effets secondaires possibles et les solutions qui existent pour les anticiper : nausées, douleurs abdomino-pelviennes, perte d’appétit, troubles hématologiques et selon les médicaments utilisés, une chute des cheveux sont les plus fréquents.
Une surveillance et des bilans sanguins réguliers seront établis dès le début de la chimiothérapie, parfois associée à une surveillance cardiologique et à un audiogramme. La fatigue peut majorer des troubles de la sexualité.  

L'hormonothérapie dans les cancers de l'endomètre

Une hormonothérapie est utilisée pour traiter des cancers de l'endomètre qui ont formé des métastases dans des organes éloignés de l'utérus.
Le dosage des récepteurs hormonaux sur la tumeur lors de la chirurgie pelvienne permet de prescrire une hormonothérapie s’ils sont élevés, s’il n’existe pas de chimiothérapie efficace ou si la patiente présente des contre-indications à recevoir une chimiothérapie.

Effets secondaires 

Ils dépendent du médicament utilisé, de la dose administrée et de l'état de santé général de la patiente : ils seront précisés par l’oncologue qui prend en charge le suivi.

Le suivi des cancers de l'endomètre à l'ICM

Les objectifs du suivi sont multiples :

  • détecter et traiter d’éventuels effets secondaires liés aux traitements, 
  • dépister le plus tôt possible une éventuelle récidive locale ou à distance, 
  • veiller à la qualité de vie de la patiente et orienter sa prise en charge selon ses besoins, 
  • prévenir ou détecter précocement un second cancer.

Pendant 5 ans, les consultations seront alternées entre les oncologues radiothérapeutes, oncologues chirurgiens, médecin gynécologue et le médecin traitant de la patiente, tous les 4 mois pendant 2 ans, puis tous les 6 mois.                                                                             
Le suivi repose sur des consultations médicales avec un examen gynécologique. 
En dehors des tumeurs évoluées de type 1 et de celles de type 2, il n'y a ni examen d'imagerie, ni examen de biologie, ni frottis vaginal qui soit réalisé de manière systématique dans le cadre du suivi.

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