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Cancer de l'ovaire Traitement

L'ICM est Centre Expert Régional des Cancers Gynécologiques et du réseau national Tumeurs Malignes Rares Gynécologiques (TMRG).

Notre établissement est un centre de référence dans la prise en charge des cancers de l'ovaire à Montpellier. Les équipes de l'ICM mettent tout en oeuvre pour vous assurer une qualité optimale des soins. Avant de commencer le traitement, vous bénéficierez systématiquement d’un bilan dit pré thérapeutique.

Le bilan pré-thérapeutique à l'ICM

  • Une évaluation nutritionnelle clinique et biologique (prise de sang) afin de dépister une dénutrition et d’y remédier par des mesures adaptées. Un bon équilibre nutritionnel est indispensable avant le début du traitement.
  • Pour les personnes âgées de plus de 75 ans, une évaluation gériatrique au cours d’une consultation avec un onco-gériatre (médecin spécialisé dans la prise en charge des cancers des personnes âgées) est proposée afin d’adapter les traitement anti cancéreux aux spécificités liées à l’âge.

RCP à l'ICM 

Une fois que tout le bilan est réalisé, chaque cas est discuté en Réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) chaque semaine à l’Institut du Cancer de Montpellier. Cette réunion, est composée de différents spécialistes du cancer de l’ovaire, détermine le traitement le plus adapté à votre cas, en fonction du type de tumeur, de son extension et de son agressivité.

Consultation d'annonce à l'ICM 

La proposition de traitement vous sera expliquée en détail et discutée avec vous, par le médecin qui vous prendra en charge lors d'une consultation spécifique, appelée consultation d’annonce. A la fin de la consultation, un document vous sera remis rappelant les modalités du traitement discuté, appelé programme personnalisé de soins ainsi que le nom d’associations qui pourront vous accompagner :

Soins de support proposés à l'ICM

Votre prise en charge est globale à l'Institut du Cancer de Montpellier, c’est pourquoi vous pourrez, au terme de cette consultation, rencontrer d'autres membres de l'équipe soignante qui pourront vous réexpliquer certains points ou vous orienter vers d’autres spécialistes pour des besoins spécifiques (aide à l’arrêt du tabac, prise en charge nutritionnelle, psychologique, sociale…). Ces soins de support font partie intégrante de votre prise en charge. Ils visent à vous assurer la meilleure qualité de vie possible.

N’hésitez pas à parler à votre médecin et aux autres membres de l’équipe soignante de la façon dont vous vivez la maladie et les traitements. Cela leur permet de vous apporter les soins et soutiens nécessaires et de vous orienter au mieux.

Plus d'informations sur les soins de support 

Traitements possibles à l'ICM

Pour déterminer le stade du cancer, les médecins s’appuient sur le système de classification défini par la Fédération internationale de gynécologie obstétrique (FIGO).

Dans cette classification, il existe quatre stades différents, numérotés de I à IV :

  • le stade I correspond aux cancers limités aux ovaires
  • le stade II correspond aux cancers ayant atteint d’autres organes du pelvis (ou petit bassin)
  • le stade III se rapporte aux cancers qui se sont diffusés en dehors du pelvis, au péritoine ou aux ganglions lymphatiques
  • le stade IV réunit les cancers qui présentent des métastases à distance (dans le foie, la rate et les organes situés en dehors de l’abdomen).

Chirurgie à l'ICM

L’objectif de l’intervention chirurgicale, réalisée sous anesthésie générale, est la résection complète des lésions visibles.
Dans certains cas, lorsque la résection complète n’est pas réalisable d’emblée, l’intervention chirurgicale est précédée de 3 à 4 cycles de chimiothérapie.

Le type de chirurgie dépend de l’étendue du cancer.

En cas de stade précoce

Lorsque la malignité de la masse à retirer est confirmée et qu’elle se limite à un ou aux deux ovaires, le chirurgien retire les deux ovaires, les trompes de Fallope (annexectomie bilatérale) et l’utérus (hystérectomie). Cette intervention peut se faire par coelioscopie (sans ouverture de l’abdomen, les instruments dont le chirurgien a besoin sont insérés au travers de petites incisions) ou par laparotomie (ouverture de l’abdomen par une incision verticale au-dessus de l’ombilic jusqu’au pubis).
Lors de l’intervention, le chirurgien retire également d’autres tissus et des ganglions lymphatiques. L’objectif est de vérifier si des cellules cancéreuses se sont propagées au-delà de l’ovaire et si le stade du cancer doit être redéfini. C’est ce qu’on appelle une stadification chirurgicale complète.

En plus du retrait des ovaires et de l’utérus, la stadification chirurgicale complète comporte :

  • l’ablation d’une partie ou de la totalité de l’épiploon (tablier graisseux qui couvre l’intestin) appelée omentectomie,
  • le retrait des ganglions lymphatiques (c’est ce qu’on appelle un curage ganglionnaire)
  • le prélèvement de liquide d’ascite ou de liquide péritonéal, dans certains cas,
  • l’ablation de l’appendice (si celui-ci est toujours présent)
  • le prélèvement de plusieurs échantillons du péritoine.

Chez une femme désirant avoir un enfant, il est parfois possible d’envisager une chirurgie dite conservatrice (conservant l’utérus). Dans ce cas, une consultation auprès de spécialistes de la préservation de fertilité au CHU de Montpellier vous sera proposée et votre cas sera discuté en RCP d’Onco-fertilité ayant lieu chaque semaine au CHU de Montpellier et en RCP d’onco gynécologie ayant lieu chaque semaine à l’ICM.

En cas de stade avancé

Lorsque le cancer de l’ovaire est découvert à un stade avancé, des cellules cancéreuses peuvent avoir atteints un ou plusieurs organes (utérus, vessie, rectum, côlon sigmoïde…) et le péritoine. L’objectif de l’intervention chirurgicale est alors de retirer toutes les lésions cancéreuses visibles à l’oeil nu. C’est ce qu’on appelle une résection complète, c’est-à-dire sans résidu tumoral.
Après un examen de tous les organes, le chirurgien retire les ovaires, les trompes de Fallope, l’utérus, l’épiploon, parfois l’appendice et les ganglions lymphatiques. La suite de l’intervention dépend des autres zones atteintes. Suivant les cas, le chirurgien est amené à retirer d’autres parties du péritoine et tout ou partie des organes atteints par des cellules cancéreuses. Cette intervention se fait par laparotomie.
Si le chirurgien est amené à enlever une partie de l’intestin grêle, du côlon ou du rectum, il se peut qu’il soit amené à créer une stomie provisoire (recueil des selles dans une poche) :

  • le côlon est directement relié à cette ouverture, pour permettre l’évacuation des selles et laisser la zone opérée cicatriser plus facilement et éviter des complications. Quelques semaines plus tard, une intervention chirurgicale est reprogrammée pour refermer la stomie.

Selon les recommandations nationales et internationales, la chirurgie du cancer de l’ovaire doit être effectuée par un chirurgien expert dans la prise en charge des cancers de l’ovaire comme cela est le cas à l’Institut du Cancer de Montpellier.

Le pronostic (prévision sur l’évolution de la maladie et la survie) est lié à la qualité de la chirurgie.  Tout ce qui est a été retiré lors de l’intervention chirurgicale est transmis au service d’anatomopathologie pour être analysé et afin de décider de la suite des traitements.

La durée de l'intervention dépend du type de chirurgie réalisée. Un ou plusieurs drains (tubes en plastique ou en caoutchouc) sont mis en place pendant quelques jours pour drainer le sang et la lymphe qui s'accumulent au cours du processus de cicatrisation. 
La reprise du transit intestinal intervient généralement dans les 2 ou 3 jours qui suivent l’opération. Comme après toute intervention chirurgicale, les douleurs sont systématiquement traitées. 
Assez rapidement après l’intervention, les médecins demandent de se lever pour éviter les phlébites. Celles-ci seront prévenues par un médicament anticoagulant et le port de bas de contention.
La durée du séjour post opératoire est conditionnée par l'acte chirurgical pratiqué, votre état général, la présence d'autres problèmes médicaux, votre réaction pendant la chirurgie et votre état en post-opératoire.

Chimiothérapie à l'ICM

Le traitement peut également commencer par la chimiothérapie quand la maladie est trop étendue au niveau de l’abdomen ou si la patiente est trop fatiguée.

> C’est ce qu’on appelle la chimiothérapie néoadjuvante.

Avant de commencer le traitement, la pose d’une chambre implantable est recommandée.

À chaque perfusion, les médicaments sont injectés directement dans la chambre implantable, à travers la peau. Il reste en place pendant toute la durée du traitement.

La chimiothérapie comporte habituellement deux médicaments administrés en perfusion (CARBOPLATINE et PACLITAXEL), parfois en association avec une thérapie ciblée le BEVACIZUMAB. 

La chimiothérapie est le plus souvent administrée toutes les 3 semaines avec 6 cycles au total. Le BEVACIZUMAB est ensuite administré seul en maintenance. La toxicité de la chimiothérapie est essentiellement digestive (nausées, vomissements, diarrhées constipation) et hématologique (baisse des globules rouges, globules blancs et plaquettes), le plus fréquemment modérée, et contrôlée par les traitements symptomatiques mis en place en systématiquement.

N’hésitez pas à signaler tout symptôme en particulier cutané ou les lésions buccales.

  • Le CARBOPLATINE fait chuter les cheveux. Ils repousseront 6 à 8 semaines après la fin du traitement. N’hésitez pas à demander conseil concernant une prothèse capillaire ou accessoires.
  • Le PACLITAXEL fragilise les ongles. L’équipe médicale vous prodiguera des conseils adaptés (bains d’eau froide ou vernis spécifique).

Le résultat du traitement est évalué tous les 2 à 3 cycles de chimiothérapie par un examen clinique, la mesure du taux de CA125 et par un scanner abdomino-pelvien de réévaluation.

La Chimiothérapie Hyperthermique Intrapéritonéale (CHIP)

Il s’agit d’un traitement qui combine chirurgie et chimiothérapie. Ce traitement se déroule en une fois, à la fin de la chirurgie, après que le chirurgien ait enlevé tous les foyers cancéreux visibles à l’œil nu, la chimiothérapie est introduite dans la cavité péritonéale.  

La CHIP est en cours d’évaluation dans le cancer de l’ovaire. Elle ne peut être proposée que dans le cadre de protocoles d’évaluation ou d’essais cliniques.

Ce traitement peut être indiqué si la chirurgie a permis de supprimer la totalité des tissus cancéreux visibles ou si les tissus restants sont inférieurs à 1 centimètre de diamètre. 

A Montpellier, les équipes de l'ICM sont expertes dans ce type de traitement.

Suivi post-thérapeutique à l'ICM

Il est important. Au cours de ces visites, votre médecin s'informera sur les symptômes que vous ressentez, vous examinera et pourra vérifier l’absence de récidive de la maladie. Il s’effectuera :

  • Tous les 3 mois, les deux premières années
  • Tous les 6 mois, jusqu’à la cinquième année
  • Annuellement, après 5 ans

Dans certains cas, le dosage d’un marqueur tumoral, le plus souvent le CA 125, peut être effectué tous les 6 mois. Si son taux de concentration dans le sang augmente, il peut être accompagné d’examens d’imagerie (selon les cas scanner, IRM, Pet Scanner, échographie…).
 

Vie intime

La vie intime ne s’arrête pas après le traitement ! Il faut oser en parler. L’harmonie, la confiance et une bonne communication entre les partenaires jouent un rôle essentiel dans la sexualité. La diminution de la libido est normale et généralement temporaire.

Chez les jeunes femmes, le retrait de l’utérus et des deux ovaires rend impossible toute grossesse et entraîne une ménopause artificielle (arrêt des règles) qui s’accompagne des effets secondaires propres à la ménopause (bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, prise de poids, etc...).

Selon votre situation, un traitement hormonal substitutif (THS) peut vous être proposé pour apporter à l’organisme les hormones que produisaient les ovaires (œstrogènes et progestérone). Le retour à une vie intime normale peut intervenir entre 4 à 8 semaines après la chirurgie lorsque la suture au fond du vagin est cicatrisée. Le désir et les rapports sexuels ne sont, en général, pas affectés par une hystérectomie. 

A Montpellier, les équipes de l'ICM sont mobilisées pour prendre en charge les patientes ayant un cancer de l'ovaire.

 

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