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Cancer du canal anal Prise en charge et traitement

La proposition de traitement est discutée à l’occasion d’une RCP laquelle réunit chaque semaine plusieurs médecins de spécialités différentes.

Notre établissement est un centre de référence dans la prise en charge du cancer du canal anal à Montpellier. Les équipes de l'ICM mettent tout en oeuvre pour vous assurer une qualité optimale des soins.
L’Institut propose à chaque patient le traitement le mieux adapté à sa situation grâce à une prise en charge multidisciplinaire, à des traitements spécifiques et un accompagnement personnalisé.

L’équipe médicale élabore le plan de traitement de manière personnalisée pour choisir le traitement adapté au stade de la maladie, mais aussi aux problèmes médicaux associés éventuellement. Ce choix prend en considération le stade du cancer et l'état général de santé.

Le pronostic et le choix de la stratégie thérapeutique dépendent de la quantité de cancer présente dans le corps et de son emplacement lors du diagnostic initial. C’est ce qu’on appelle souvent l’étendue du cancer ou le stade. On se sert de l’information révélée par tous les examens pour le préciser et définir le traitement adapté. 
On utilise, en France, un stade T (Tumeur), N (Ondes = ganglions) et M (Métastases).

Proposition thérapeutique

Elle est systématiquement discutée à l’occasion d’une Réunion Hebdomadaire de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) réunissant de nombreux médecins de l’ICM de spécialités différentes (chirurgiens, radiothérapeutes, oncologues, radiologues, anatomo-pathologistes, etc..).
L’équipe médicale élabore le plan de traitement de manière personnalisée pour choisir le traitement adapté au stade de la maladie, mais aussi aux problèmes médicaux, éventuellement associés. Ce choix prend donc en considération le stade du cancer mais aussi le patient dans sa globalité.  Il vise à proposer le traitement adapté à chaque cas, sans perte de chance. 
Votre médecin référent à l’ICM vous transmettra la proposition thérapeutique qui vous est faite et un compte-rendu de RCP est transmis à votre médecin-traitant.

La radiothérapie

La radiothérapie reste le traitement de référence des cancers de l’anus.  On utilise avant tout la radiothérapie externe. Elle peut être couplée, dans les très petits stades, à un complément de dose par radiothérapie très localisée (curiethérapie).
Les carcinomes épidermoïdes de l’anus ont la particularité d’être très sensibles à la radiothérapie. Elle permet, de ce fait, en cas de bonne réponse, de conserver l’appareil sphinctérien.
 

L'Halcyon, radiothérapie à l'ICM

On utilise avant tout la radiothérapie externe, qui délivre des Photons X de Haute Energie. La technique recommandée à l’heure actuelle est une technique de Radiothérapie Conformationnelle par Modulation d’intensité (IMRT) avec ou sans arc-thérapie dynamique (VMAT). Elle nécessite la réalisation d’un scanner dédié à la radiothérapie et peut être optimisée par une fusion d’images (avec l’IRM et le TEP scanner du bilan).  
Le traitement est délivré chaque jour, 5 jours par semaine, sur 5 à 6 semaines. Il permet d’être le plus précis possible, tout en couvrant ces volumes de traitements très larges et en épargnant au maximum les tissus sains avoisinants, en particulier l’intestin grêle, le bassin osseux, la vessie ou les organes génitaux. La dose de radiothérapie peut être délivrée, dans son ensemble, par un traitement externe. Cependant, on peut proposer pour les stades très précoces, de délivrer une partie du traitement par une Radiothérapie Interne, ou "Curiethérapie". 
 

radiothérapie à l'ICM


Plus d'informations sur la radiothérapie 

La curiethérapie

La curiethérapie de bas débit de dose PDR permet d’obtenir un taux de contrôle local de la maladie optimal pour des petits stades.
Après une première séquence de radiothérapie externe (5 semaines) et une pause d’environ 2 à 3 semaines, elle permet de délivrer un complément de dose très ciblé (boost) sur la zone d’implantation de la tumeur dans le canal anal.
Sous une courte anesthésie générale, des guides porte-sources sont mis en place au niveau de l’anus par le médecin radiothérapeute. Ce matériel est laissé en place pendant 2 à 3 jours, un scanner balistique est réalisé immédiatement après la sortie du bloc, avant le retour dans la chambre d’hospitalisation.
Le patient est revu en consultation par le médecin oncologue radiothérapeute 3 semaines après cette curiethérapie anale.
 

Curiethérapie à l'ICM


EN SAVOIR PLUS SUR LA CURIETHÉRAPie du canal anal

La chimiothérapie

On a souvent recours à la chimiothérapie pour traiter le cancer de l’anus. Elle peut être délivrée par perfusion intraveineuse et en comprimés (voie orale). Les deux sont souvent associées.
Cette chimiothérapie est généralement administrée en association avec la radiothérapie, de manière synchrone (radio-chimiothérapie). On peut aussi l’employer seule dans le cas de stades très évolués, métastatiques ou récidivants. Cette chimiothérapie est généralement associée à la fois par voie intra-veineuse et par voie orale.

La Radio-Chimiothérapie (RTCT)

La RTCT est le traitement principal de la plupart des cancers de l’anus. Ce traitement consiste à associer de la radiothérapie et de la chimiothérapie. Les deux traitements sont administrés au cours de la même période, durant cinq à six semaines.

La chirurgie

La chirurgie n’est pas le traitement de première intention des cancers de l’anus. Une chirurgie d’exérèse locale est parfois proposée, pour des stades extrêmement précoces (de moins de 3 et 7 mm) par des équipes très spécialisées et en l’absence de doute quant au risque d’atteinte régionale (en particulier ganglionnaire). Il s’agit d’une décision multidisciplinaire (RCP) extrêmement encadrée.

La chirurgie est, le plus souvent, proposée, en traitement de rattrapage, en cas de réponse incomplète à la radiothérapie, dans les mois qui suivent le traitement. Elle s’envisage de la même façon en cas de rechute à distance, plusieurs années après le traitement. 
Il s’agit classiquement d’une chirurgie mutilante, emportant le canal anal, la ganglions et l’ensemble de l’appareil sphinctérien. 
Cette chirurgie délicate réalisée sur un pelvis irradié, peut nécessiter des gestes complexes (lambeaux musculaires de recouvrement.) et doit être réalisé par des équipes spécialisées.  Une reconstruction (vaginale par exemple) peut parfois être proposée. 
Elle permet d’offrir, en l’absence de maladie à distance, un traitement, certes mutilant, mais efficace, qui peut, après rechute, permettre la guérison. 

Le suivi après le traitement est une composante importante des soins apportés aux personnes atteintes de cancer. Vous devrez régulièrement avoir des visites de suivi, en particulier au cours des 5 premières années suivant la fin du traitement. Ces visites seront alternées entre les différentes équipes vous ayant pris en charge et le gastro-entérologue. Elles permettront à l’équipe de soins de surveiller votre évolution, votre rétablissement, et de prendre en charge les effets secondaires tardifs. 

Les soins de support

Selon les patients, il est possible de bénéficier d'une prise en charge par l'équipe de soins de support qui peut permettre d'optimiser les troubles nutritionnels et la prise en charge de la douleur.

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